Des projets nés du constat de la validité économique et de la force émancipatrice du « coup de pouce

L’idée du « coup de pouce » est venue d’expériences isolées et ponctuelles qui ont rapidement montré leurs vertus. Grâce à une aide financière modeste, les micro-projets réussissaient à devenir viables en moins de deux ans. Leur impact considérable sur toute une famille a rapidement convaincu ses membres fondateurs de poursuivre leur action pour élargir le cercle confidentiel des bénéficiaires.

Au fil des années, l’association a aiguisé son expérience et cultivé une certaine exigence, afin de développer dignité, autonomie et responsabilité des porteurs de projet recevant un « coup de pouce ». Lorsque le projet est lancé et viable, 10% du coût de l’apport initial est reversé à l’association. Un correspondant sur place veille à la bonne utilisation des fonds et aide l’association à sélectionner les projets.

En ce qui concerne les projets collectifs, ils sont nés de constats effectués lors des voyages d’échange dans des zones éloignées des centres urbains. Faute d’accès stable à l’eau potable, des villageois pourtant ancrés dans une économie traditionnelle et rurale viable, sont contraints de s’exiler en ville pour trouver des moyens de subsistance. L’eau est présente en sous-sol mais la communauté villageoise n’a pas les moyens de financer l’infrastructure nécessaire, même modeste. L’idée est d’aider ces communautés à trouver des solutions viables sur le long terme, avec une gestion autonome de l’accès à ce bien on ne peut plus précieux.

Des objectifs individuels et collectifs clairement définis

Les micro-projets individuels ont tous un point commun : ils doivent permettre aux porteurs de subvenir à leurs besoins essentiels et éventuellement à ceux de leur famille par une activité professionnelle s’inscrivant dans la micro-économie et légalement reconnue dans leurs pays. Le coup de pouce est en moyenne de 1 000 € par projet. Les branches d’activité sont très diverses : maraîchage, élevage de bétail, aviculture, petit commerce, vente sur le marché, taxi, café internet… Il y a environ une rotation annuelle de 2 à 3 micro-projets financés et une dizaine de projets pré-validés en attente de financement.

Sur le plan collectif, les objectifs sont orientés exclusivement sur l’accès à l’eau potable. L’association souhaite aider des villages isolés à poursuivre leurs activités agricoles et d’élevage en se protégeant mieux des aléas climatiques. En cohérence avec la vocation initiale de l’association, des jeunes, s’ils le souhaitent, peuvent ainsi développer une micro-activité grâce à cet accès indispensable à l’eau. L’idée n’est pas de se subsister aux autorités et opérateurs locaux mais de travailler avec eux pour faire aboutir la mise en place d’un équipement robuste, pratique et simple d’entretien, garantissant sa durabilité.